Les ToonZs, no limit

Il est difficile de ne pas remarquer cet énorme Z au milieu du mot…

 

Cette fille s’appelle Ziwa, et elle est l’une des seule ToonZs dotée d’une conscience (et d’un cerveau) qui l’empêche de faire comme ses congénères, c’est-à-dire n’importe quoi.

Arobaz

Ziwa

 

Arobaz

Arobaz

Les ToonZs! #1

Aïe, ce Z à côté du S fait mal… n’est-ce pas?

Les ToonZs sont de petits êtres dépourvus d’instincts de survie (et de cerveau) qui passent leurs journées à… heu, faire des trucs de ToonZs. Par exemple, le dessin ci-dessous illustre parfaitement le type de personne que sont les ToonZs. Hé hé.

Gag #001 v2

 

Anaëlle (la fille aux cheveux bleus) est une des (très) rares ToonZs à avoir une conscience. Elle souffre souvent de la bêtise de ses camarades. La pauvre.

Une folle aventure de Raiponce, la princesse la plus malchanceuse de l’époque contemporaine

Il était une fois 001une très belle jeune fille enfermée au dernier étage de la plus haute tour des États-Unis : l’empire state building. 002Ses parents l’appelaient Raiponce car elle avait des rajouts qui lui faisaient des cheveux très très très très très longs, comme la princesse du conte. Elle passait ses journées à tourner en rond dans son appartement, et cet emprisonnement lui avait forgé un caractère bien trempé. Mais si elle avait les habitudes d’une rebelle, elle avait une âme de jeune fille rêveuse et espérait un jour pouvoir sortir de sa tour pour explorer le monde extérieur. Ses illusions s’étaient vite envolées, personne ne viendrait l’arracher à sa vie morne et ennuyante. Alors, en secret, elle imaginait mille et une façons de s’échapper de sa prison. Ses parents étaient toujours très occupés et ne souciait guère d’elle. Ils partaient tôt le matin et rentraient tard le soir. Raiponce ne les connaissait pas vraiment, bien qu’ils l’aient élevée, mais profitait de leur absence pour mettre en pratique ses plans. Malheureusement, elle n’avait jamais réussi ne serait-ce qu’à sortir un petit doigt : des détecteurs de mouvement à chaque fenêtre empêchaient toute évasion aérienne, la porte restait verrouillée toute la journée et les pièces étaient totalement vide d’objets compromettants. Raiponce ne pouvait tout simplement pas sortir de cet appartement. 003Mais elle s’était promise une chose : le jour de ses 18 ans, elle trouverait un moyen de s’échapper et irait découvrir le monde ! Aujourd’hui, était donc un jour important : celui de sa liberté. Et pourtant… rien. Son anniversaire sonnait sa majorité, mais pas la fin de son calvaire.

La jeune fille guettait pourtant par la fenêtre du salon une quelconque aide, un signe qui lui permettrait de réaliser son rêve. Non mais quoi, c’est pas trop demander un hélicoptère ou un incendie le jour de ses 18 ans, mince !004

 

Raiponce fulminait lorsqu’elle aperçut… un laveur de vitre. Le jeune homme peinait avec son costume sous le soleil brûlant de l’été. Il n’était pas très habile pour nettoyer les vitres d’ailleurs, sa serpillère balayait inefficacement les surfaces de verre, l’eau s’évaporant à cause de la chaleur. Raiponce l’observa faire son manège un moment, puis elle se décida à passer prudemment sa tête dehors (les détecteurs de mouvement étaient sensibles tout de même), un espoir naissant dans son esprit. L’inconnu utilisait une plateforme d’élévation pour accéder aux différents étages de la tour, ce qui signifiait qu’il pouvait monter… et descendre. Un sourire éclaira le beau visage de la jeune fille tandis qu’un plan prenait forme.

Elle l’appela : « Hé ho ! Le laveur de vitres ! ».

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Le jeune homme, surpris, leva vivement la tête et ouvrit de grands yeux étonnés lorsqu’il vit la belle jeune fille qui le saluait depuis sa fenêtre. Il recula, se prit les pieds dans ses chiffons et bascula par-dessus la rambarde de sécurité de sa plateforme. Il tomba.006

Pour le sauver, Raiponce lança ses cheveux, et le jeune homme s’y accrocha in extremis. Alors qu’il assurait sa prise, l’alarme des détecteurs de mouvement se déclencha, activant la fermeture de la fenêtre. Voyant qu’elle n’avait pas beaucoup – pour ne pas dire pas du tout – de temps, Raiponce tira violemment ses cheveux et le jeune homme remonta brusquement. Mais il n’avait pas encore atteint la fenêtre, dont la vitre se refermait toujours !

La jeune fille tira sur sa chevelure comme sur une corde que l’on ramène vers soi. Le laveur de vitre passa l’ouverture juste avant la fermeture totale de la fenêtre. Les deux personnes s’effondrèrent à terre, essoufflées.

Le jeune homme se releva en premier et aida sa sauveuse à se remettre debout. Ils se regardèrent, mal à l’aise. L’une ne savait pas comment engager une conversation et l’autre était très gêné de ce qui venait de se passer. Raiponce se décida : « Je peux savoir ton nom ? »

Le jeune homme, qui ne s’attendait absolument pas à une question pareille, répondit tout de même : « Ah, je m’appelle Alejandro Príncipe. » Puis il ajouta : « Merci de m’avoir sauver d’une chute mortelle. »

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Un silence s’installa. Raiponce détailla le laveur de vitre : il était jeune, la vingtaine peut-être, et avait une belle peau bronzée. Ses yeux d’un vert profond contrastaient avec sa chevelure foncée et toute ébouriffée. Il était indéniablement beau. Le seul hic venait de son costume : il n’allait pas avec son attitude. En effet, il se tenait droit, les mains derrière le dos, la tête légèrement penchée sur le côté. Il était évident qu’il venait d’un milieu social aisé. Alors pourquoi portait-il un tel attirail ? Raiponce ne s’attarda pas plus longtemps sur ce détail et réfléchit à un plan. Le laveur de vitre était dans la maison et ne pouvait pas sortir car la porte et les fenêtres étaient verrouillées. Mais la jeune fille, en espionnant ses parents, avait découvert un décodeur d’empreintes digitales caché dans l’encoche d’un mur. Il ouvrait la porte pour tout le monde, sauf pour elle. Il suffisait donc qu’Alejandro place sa main sur le décodeur pour que la porte se déverrouille, et ils pourraient passer tous les deux ! Raiponce eu un rire machiavélique. Sa fuite n’était plus impossible.

Le jeune homme, voyant sa sauveuse ricaner toute seule, regarda autour de lui en quête d’une sortie. Il remarqua les fenêtres fermées, les détecteurs de mouvement, le mobilier curieusement sobre ainsi que les portes sécurisées. Etonné, il n’osa toutefois pas poser de questions sur l’étrange appartement et préféra attendre que la jeune fille lui propose de partir.

Raiponce venait de finir sa réflexion et allait appliquer son plan. Elle amena Alejandro jusqu’à la porte, puis pendant qu’il se débattait avec la poignée (la porte ne s’ouvre de l’intérieur que grâce au décodeur), elle prétexta un oubli de clé pour s’éclipser dans sa chambre. Une fois hors de la vue du jeune homme, elle fouilla sous son lit et sortit… un traceur GPS ! Ses parents avaient des métiers certes étranges mais très utiles pour toute opération d’évasion ou d’espionnage. La jeune fille s’attarda sur son bureau pour retrouver un petit écran connecté au traceur.

Elle revint vers Alejandro qui avait abandonné l’idée d’ouvrir la porte en utilisant la poignée et qui s’appuyait désormais dessus de tout son poids. Elle toussota et le jeune homme rougit d’embarras en s’écartant. Raiponce appuya sur une partie du mur, qui s’effaça pour laisser apparaître le décodeur. Alejandro manqua de s’étouffer lorsqu’elle lui demanda de poser sa main sur l’étrange appareil. Il s’exécuta néanmoins et la porte s’ouvrit dans un chuintement métallique. Raiponce tapota le dos d’Alejandro lorsqu’il passa dans le couloir et lui dit au revoir. Ce que n’avait pas remarqué le jeune homme était le petit traceur GPS collé astucieusement sur son dos.

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Mais alors que Raiponce s’apprêtait à sortir elle aussi, la porte se referma juste sous son nez.

Elle dû vivement reculer pour ne pas se faire coincer les doigts. La jeune fille tapa rageusement du pied par terre. Il fallait qu’elle trouve un autre moyen de s’échapper mais toutes les issues étaient verrouillées depuis le passage d’Alejandro ! Elle avisa la plateforme d’élévation laissée négligemment par son utilisateur. Seule la fenêtre faisait obstacle, mais il suffisait qu’elle emprunte l’engin pour descendre tranquillement le long de la tour.

Raiponce attendit patiemment dans sa chambre, faisant des allers retours entre son lit et sa commode pour que les détecteurs de mouvement intègrent qu’elle était dans la pièce. Puis elle s’approcha doucement de la fenêtre du salon qui donnait sur la plateforme et l’ouvrit. En regardant en bas, elle eut le vertige. Cette tour était vraiment très haute ! Raiponce recula et s’élança. Elle courut jusqu’à la fenêtre et se jeta littéralement dans le vide.

Les détecteurs de mouvement n’eurent pas le temps d’enclencher la fermeture de la vitre que la jeune fille tombait déjà, enfin libre.

Raiponce se réceptionna gauchement sur la plateforme, manqua de passer par-dessus la rambarde de sécurité, repris son équilibre et souffla. Lorsque son cœur fut calmé, elle actionna un levier qui fit descendre l’engin (par à-coups car elle ne maîtrisait pas vraiment le mécanisme). 009

Elle arriva enfin au pied de l’immense tour sous les regards intrigués des passants qui dévisageaient cette jeune fille aux cheveux anormalement longs sortie de nulle part.

Elle regarda son écran et marcha vers la position du petit point rouge clignotant. En levant la tête, elle eut le tournis : toutes ces personnes dans une seule rue, cela frôlait l’inimaginable ! Raiponce rassembla ses cheveux pour ne pas que les gens marchent dessus par inadvertance. Le point se déplaçait vite et la jeune fille dû accélérer le pas. Mais entre les passages piétons noirs de monde, les feux rouges interminables et les vélos téméraires, il était difficile d’avancer à bonne allure. Finalement, Raiponce l’aperçut devant la vitrine d’un magasin : « Hého ! Alejandrooo ! »010

Le jeune homme se retourna, surpris. Voyant la jeune fille qui approchait, il lui sourit maladroitement. Raiponce alla droit au but : « J’ai besoin de toi pour visiter la ville en une journée !

_Heu, pourquoi…

_En fait mes parents ne veulent pas que je sorte, le coupa-t-elle, mais comme c’est mon anniversaire aujourd’hui, et que j’ai 18 ans, je le fais quand même. J’ai besoin que tu me fasses rapidement visiter la ville pour que rentre avant leur retour. »

Devant les yeux de cocker de la jeune fille, Alejandro ne put dire non et les deux jeunes gens commencèrent la visite.

Raiponce s’affola devant la télévision et les écrans tactiles : certes ils ressemblaient à son écran connecté au traceur, mais les images défilant à une vitesse ahurissantes l’impressionnaient. Elle passa des heures à observer ces petites boîtes à images dans les innombrables vitrines qui s’offraient à elle.011 Alejandro essaya bien de lui inculquer quelques notions historiques mais la jeune fille était sous le charme des différents vêtements que portaient les passants : autant de couleurs, de styles, de tailles aussi ! Elle demanda à Alejandro pourquoi les personnes étaient de couleurs différentes, certaines ayant la peau très foncée, d’autres l’ayant au contraire très claire.012

Le jeune homme, au fil de la visite, se rendit compte de l’ignorance totale dans laquelle vivait la jeune fille. Elle avait dit que ses parents refusaient qu’elle sorte. Mais qui étaient-ils véritablement ? Alejandro soupçonnait d’avoir découvert une situation extrêmement grave et le mystère qui entourait Raiponce ne l’aiderait pas à comprendre.

À suivre…

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